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CORNWALLIS,
EDWARD, officier, administrateur colonial et fondateur de Halifax, né le
22 février 1712/1713 à Londres, sixième fils de Charles Cornwallis, 4e
baron Cornwallis, et de lady Charlotte Butler, fille de Richard Butler,
1er comte d’Arran : il épousa le 17 mars 1753, à Londres, Mary, fille de
Charles Townshend, 2e vicomte Townshend ; décédé le 14 janvier 1776 à
Gibraltar.

Nés dans une
famille aux relations influentes, Edward Cornwallis et son frère jumeau,
Frederick, devinrent pages du roi à l’âge de 12 ans. Capitaine dans le
8e d’infanterie en 1734, Cornwallis servit de courrier pour le service
diplomatique, entre 1738 et 1743, et devint major du 20e d’infanterie en
1742. En décembre 1743, son père le nomma pour représenter au parlement
la circonscription familiale d’Eye. L’année suivante, il rallia son
régiment dans les Flandres et en assuma le commandement quand le
lieutenant-colonel fut tué à Fontenoy (Belgique) en 1745. Promu
lieutenant-colonel du 20e régiment cette même année, Cornwallis
participa à la « pacification » de l’Écosse, y compris au quasi-massacre
de Culloden, avant que son mauvais état de santé ne le forçât à résigner
son commandement en faveur du major Wolfe en 1748. L’année précédente,
il avait été nommé valet de la chambre du roi et, en mars 1749, il fut
promu colonel.
La carrière
de Cornwallis en Nouvelle-Écosse commença le 21 juin 1749, date à
laquelle il arriva au large de la baie de Chibouctou sur le sloop Sphinx
comme gouverneur nouvellement nommé de cette province. Sa nomination
inaugurait une nouvelle politique du gouvernement britannique. Pendant
des années les autorités de la métropole avaient négligé la
Nouvelle-Écosse, possession britannique depuis 1713. Cependant, la
guerre de la Succession d’Autriche en démontra l’importance stratégique.
Afin d’assurer la sécurité des colonies de la Nouvelle-Angleterre, des
troupes anglo-américaines dirigées par William Pepperrell et Peter
Warren attaquèrent et prirent la forteresse française de Louisbourg,
île Royale (île du Cap-Breton), en 1745. Quoique le traité
d’Aix-la-Chapelle en 1748 rendît Louisbourg à la France en échange de
Madras (Inde), le gouvernement britannique comprit vraiment qu’ « il
était essentiel de donner à cette région une base militaire britannique
d’un effectif comparable pour faire contrepoids et protéger la
Nouvelle-Angleterre et son commerce ».
On mena cette
entreprise, consistant à établir des colons britanniques dans la
province, avec une rapidité saisissante. En mars 1749, lord Halifax,
président du Board of Trade, soumit un rapport au duc de Bedford,
secrétaire d’État pour le département du Sud, proposant la fondation
d’une ville dans la baie de Chibouctou, « le grand et long port » sur la
rive sud de la presqu’île dont on connaissait déjà bien le potentiel.
Halifax avait reçu des suggestions au sujet du plan d’établissement de
différentes sources au courant de la situation en Nouvelle-Écosse, parmi
lesquelles l’influence la plus remarquable était celle de la
Nouvelle-Angleterre. En fait, il estimait que, la paix acquise, la
raison la plus importante pour établir la nouvelle ville était de
répondre aux griefs de la Nouvelle-Angleterre. Toutefois, on fit le
recrutement des premiers colons en Grande-Bretagne. Ce printemps-là, des
annonces alléchantes parurent dans les journaux invitant les gens à se
porter volontaires pour aller s’établir en Nouvelle-Écosse. On
promettait aux futurs colons le transport gratuit et des vivres pour un
an ; deux régiments de la garnison de Louisbourg commandée par le
colonel Peregrine Thomas Hopson devaient fournir une protection
militaire. En mai, Cornwallis et 2 576 colons se mettaient en route pour
cette province.

Le premier
problème auquel Cornwallis se heurta à son arrivée fut de choisir
l’endroit précis de l’établissement : cette décision lui causa certaines
difficultés. Le commodore Charles Knowles, ancien gouverneur de
Louisbourg, et le capitaine Thomas Durell, qui avait dressé la carte de
certaines parties de la Nouvelle-Écosse, avaient recommandé la haute
falaise surplombant le bassin de Bedford (le fond de la baie, rebaptisée
ainsi en l’honneur du duc de Bedford) mais ce lieu se trouvait trop à
l’intérieur des terres pour convenir à Cornwallis. D’aucuns en
Angleterre avaient suggéré l’endroit qui s’appelle aujourd’hui la pointe
Pleasant, à l’embouchure du port, mais Cornwallis s’y refusa, à cause de
la terre rocailleuse et de l’éventualité de mers houleuses en hiver ; de
même, il écarta la proposition suggérant le côté du port où se trouve
Dartmouth, parce que le terrain opposé, plus élevé, dominait cet
emplacement. Finalement, il choisit le flanc d’une colline sur le côté
ouest de la baie, qui commandait toute la presqu’île, pour le nouvel
établissement nommé Halifax en l’honneur du président du Board of Trade.
Sa situation avait comme avantages la pente douce de la colline
(baptisée plus tard Citadel Hill), l’emplacement convenant à l’accostage
de bateaux, l’excellent mouillage pour de plus grands navires près de la
côte ainsi qu’une bonne terre. Suivant les termes d’Archibald McKellar
MacMechan, « le temps a ratifié la sagesse du choix de [Cornwallis] ».

Grâce à
l’arrivée du gouverneur intérimaire, Paul Mascarene, et de certains de
ses conseillers d’Annapolis Royal, Cornwallis fut à même de former son
gouvernement. Le 14 juillet 1749, son premier conseil, comprenant entre
autres Mascarene, John Gorham et Benjamin Green, prêta serment. Selon
sa commission et ses instructions, Cornwallis ne devait édicter de lois
qu’avec le consentement d’un conseil et d’une chambre d’Assemblée mais
le Board of Trade admit que, dans les circonstances, il était impossible
de convoquer une assemblée. Pour des raisons diverses, on n’en forma une
qu’en 1758 sous le gouverneur Charles Lawrence. Les premières lois du
nouveau gouvernement eurent tendance à suivre les modèles de la Virginie
qui avaient influencé les précédents gouvernements de la
Nouvelle-Écosse. De même, pour créer un système judiciaire, Cornwallis
prit exemple sur celui de la Virginie ; il établit une Cour générale
pour traiter des délits graves et une Cour de comté pour les délits
mineurs.
Cependant, la
principale préoccupation du gouverneur fut de rendre l’établissement
habitable avant l’hiver. En dépit des difficultés, il put rendre compte
de progrès soutenus. Le 24 juillet, il adressa au Board of Trade des
plans détaillés de la ville et, le 20 août, annonça qu’il y avait eu
tirage au sort des lots et que chaque colon savait où il devait
construire. Déjà, bien des gens de Louisbourg étaient arrivés et
d’autres arrivaient de la Nouvelle-Angleterre. À la mi-septembre, les
soldats avaient formé une ligne de palissades et, en octobre, avaient
terminé deux des forts. Dès septembre, Cornwallis avait exprimé sa
satisfaction parce que « tout se passait très bien, en fait beaucoup
mieux qu’on aurait pu l’espérer ». S’il se plaignait de l’« irrégularité
et l’indolence » de nombre de colons, pour la plupart soldats et marins
licenciés, il vantait les quelques Suisses parmi eux qui lui
apparaissaient comme des « hommes honnêtes et laborieux, facilement
dirigés et [qui] travaillent avec ardeur ». Par la suite, le Board of
Trade décida d’envoyer un « mélange de protestants étrangers », qui «
par leurs dispositions industrieuses et exemplaires favoriseraient
grandement cet établissement dans ses débuts », mais, d’après
Cornwallis, le premier groupe envoyé en 1750 était « dans l’ensemble de
pauvres vieux diables ». D’autres Suisses et d’autres Allemands
arrivèrent pendant le mandat de Cornwallis ; en 1753, ils établirent
leur propre village à Lunenburg [V. Jean Pettrequin ; Sebastian
Zouberbuhler].
En plus de
ses problèmes à Halifax, Cornwallis eut des difficultés encore bien plus
grandes. En octobre 1749, le gouverneur intérimaire de la
Nouvelle-France, Rolland-Michel Barrin de La Galissonière, envoya des
forces armées sous la direction de Charles Deschamps de Boishébert et de
Louis de La Corne à la rivière Saint-Jean (Nouveau-Brunswick) et à
l’isthme de Chignectou, espérant ainsi limiter l’établissement
britannique. L’année suivante, Cornwallis envoya Lawrence dans l’isthme
à la tête d’un détachement pour consolider les droits britanniques sur
la région ; après un affrontement avec La Corne en avril, Lawrence
érigea le fort Lawrence (près d’Amherst, Nouvelle-Écosse) en septembre,
de l’autre côté de la rivière Missaguash, en face des positions
françaises de Beauséjour. En 1749, l’abbé Le Loutre, missionnaire
français auprès des Indiens, était revenu dans la province ; Cornwallis
jeta le blâme sur lui, « un misérable bon à rien s’il en fut jamais »,
pour ses ennuis avec les Indiens. Au commencement, le gouverneur avait
noué des liens amicaux avec les Micmacs aux alentours de Halifax mais il
entendit bientôt dire que les Indiens, dans toute la province, s’étaient
« ligués » avec Le Loutre. En août 1749, ils commencèrent leurs
déprédations, capturant un navire à Canseau (Canso), en attaquant un
autre à Chignectou et faisant tomber quatre hommes dans une embuscade
près de Halifax. Cornwallis proposa alors d’« extirper complètement »
les Micmacs, mais le Board of Trade le prévint que ce parti pourrait
mettre en danger les colonies britanniques avoisinantes en créant « un
redoutable ressentiment » parmi les autres tribus. Les attaques
indiennes continuèrent alors que la guerre de Sept Ans était déjà bien
engagée.
Peu après
l’arrivée de Cornwallis, plusieurs Acadiens s’étaient présentés devant
lui, le priant de leur faire connaître leur situation sous son
gouvernement. Sur ses directives, ils revinrent plus tard avec tous
leurs délégués, qui réclamèrent l’autorisation de prêter le serment
d’allégeance avec réserve, tel que le faisait prêter l’ancien gouverneur
Richard Philipps. Cornwallis, qui avait une piètre opinion de ce
dernier, tenait à montrer aux Acadiens qu’ « il [était] en [son] pouvoir
de les dominer ou de les protéger » ; il exigea un serment d’allégeance
sans équivoque qui les obligerait à porter lés armes pour la couronne
britannique. En septembre, 1 000 Acadiens répondirent qu’ils
quitteraient la province plutôt que de prêter le serment sans réserve.
Constatant qu’il ne pouvait pas forcer les Acadiens à accepter cette
exigence, Cornwallis décida de les laisser en paix jusqu’à ce qu’il ait
reçu des instructions du Board of Trade. Pendant ce temps, il essaya de
couper leurs communications avec les Français de la Saint-Jean et de
l’isthme, et il améliora ses moyens de les surveiller en établissant de
petits postes dans la région des Mines (près de Wolfville) et en y
construisant un chemin. Conformément aux instructions du Board of Trade,
il ne fit rien jusqu’à la fin de son mandat qui pût provoquer le départ
des Acadiens.
Les désordres
survenus à l’extérieur de Halifax avaient convaincu Cornwallis qu’il
faudrait accroître la force militaire ; en octobre 1749, il demanda deux
régiments supplémentaires au Board of Trade, tout en l’assurant qu’avec
ces renforts il rendrait la Nouvelle-Écosse « plus florissante que
n’importe quelle partie de l’Amérique du Nord ». Lorsqu’on le sermonna
sévèrement, en février 1750, sur la nécessité de réduire les dépenses
publiques au strict minimum, il ne le prit pas en bonne part : «
Messeigneurs, sans argent, vous n’auriez pu avoir ni ville ni
établissement, même pas de colons. » Ainsi commença une longue bataille
à propos des dépenses, où Cornwallis se montra, selon ce qu’écrivit
MacMechan, « direct, voire même brusque ». Quoique le Board of Trade
compatît aux difficultés de Cornwallis et que ce dernier obtînt le
régiment supplémentaire destiné à l’expédition de Lawrence à l’automne
de 1750, il fut forcé de suivre, dans l’ensemble, les ordres d’un
gouvernement qui s’alarmait de plus en plus du coût de la
Nouvelle-Écosse. Ainsi, en juin 1750, le Board of Trade enregistra de
nombreuses plaintes contre Hugh Davidson, le secrétaire de Cornwallis,
surtout pour avoir « négligé » de transmettre les états des fortes
sommes dépensées à Halifax, et demanda, entre autres, pourquoi on avait
envoyé suffisamment « de livres de pain » pour ravitailler 3 000
personnes pendant un an alors que seulement 1 500 à 2 450 personnes
avaient été réellement nourries. Troublé de ce que « quiconque sous
[ses] ordres ait pu être même soupçonné de malversation », Cornwallis
envoya Davidson dans la métropole pour répondre aux accusations. Il
précisa cependant que le Board of Trade n’avait pas grande raison de
s’étonner du supplément des dépenses puisque £44 000 avaient été
dépensées uniquement en Grande-Bretagne cette année-là, dépassant ainsi
de £4 000 la subvention tout entière accordée par le parlement. En
novembre, Cornwallis changea quelque peu de tactique ; il espérait qu’en
exposant les difficultés énormes soulevées par l’établissement de la
ville, il se verrait approuver par le Board of Trade et justifierait
l’excès de ses dépenses. D’autant plus effrayé par les dépenses que
représentait le maintien d’une garnison à Chignectou, il espérait qu’on
les accepterait, étant donné « le grand pas que cela représent[ait] pour
faire de cette presqu’île ce qu’elle était destinée à être, à savoir une
colonie florissante ».
La querelle
atteignit son paroxysme en 1751. En mars de cette année-là, le Board of
Trade avisa Cornwallis qu’il ne conserverait pas l’estime du parlement
s’il ne s’abstenait pas de faire des « excédents » à l’avenir. La
réponse de Cornwallis fut encore plus brusque qu’à l’accoutumée : « Vous
flatter, Messeigneurs, avec des espoirs d’économies » serait «
dissimulation de la pire espèce ». Cette réponse croisa une autre
lettre, datée de juin, du Board of Trade qui, en fait, l’accusait
d’avoir négligé de le tenir au courant des événements depuis le mois de
novembre précédent ; quand Cornwallis répondit en septembre, il annonça
qu’il était à bout de patience. Avec une délectation manifeste, il
énumérait les difficultés particulières qu’il avait déjà présentées au
Board of Trade, impliquant par là qu’il aurait pu s’épargner cette
peine, étant donné le peu d’aide qu’il avait reçu ; il terminait en
souhaitant que l’on désignât son successeur. Il n’avait été nommé que
pour deux ou trois ans et sa santé avait été médiocre, mais il se peut
fort bien que son retour en Grande-Bretagne ait été précipité par le
fait qu’il était dans l’impossibilité de développer la colonie comme il
l’entendait. Il quitta Halifax en octobre 1752, et Hopson lui succéda.
Cornwallis
poursuivit alors sa carrière politique et militaire. En 1752, il
échangea son grade de colonel du 40e d’infanterie, reçu en mars 1750,
pour celui du 24e d’infanterie. L’année suivante, il fut élu député de
Westminster, siège qu’il détint jusqu’en 1762. Quand la guerre de Sept
Ans éclata, Cornwallis embarqua une partie de son régiment sur la flotte
de l’amiral John Byng en partance pour secourir Minorque. La flotte
revint sans avoir accompli sa tâche. Cornwallis et deux autres colonels
passèrent devant un conseil de guerre pour avoir participé à la décision
de laisser Minorque à son sort. Un tribunal bienveillant les disculpa
pour des raisons techniques mais les trois hommes furent l’objet de
rudes satires de la part de la presse. Toutefois, les puissants amis de
Cornwallis eurent suffisamment d’influence non seulement pour lui
permettre de rester dans l’armée mais aussi pour qu’il obtienne la
promotion de major général en 1757. En octobre de cette année-là,
Cornwallis prit part à un deuxième incident du genre de celui de
Minorque : il se joignit en effet, en tant que commandant de brigade, à
l’expédition du général sir John Mordaunt contre l’arsenal de la marine
française de Rochefort. Après une semaine de réunions peu concluantes,
auxquelles Cornwallis participa, on décida de retourner en Angleterre.
Cette fois, Cornwallis ne fut pas jugé mais la presse l’attaqua de
nouveau. À la suite d’une tournée de service en Irlande, il fut promu
lieutenant général en 1760 et devint gouverneur de Gibraltar en 1762. Le
poste ne lui convenait pas mais, quoiqu’il eût à maintes reprises
demandé sa mutation, sa conduite à Minorque et à Rochefort témoigna
peut-être contre lui, et il demeura à Gibraltar jusqu’à sa mort.
Les lettres
d’Edward Cornwallis révèlent les traits d’un homme austère, ayant un
sentiment aigu du devoir, qui se persuada de l’importance de sa mission,
celle d’encourager une présence britannique en Nouvelle-Écosse, et qui
sermonnait volontiers les autorités parce qu’elles refusaient de fournir
les moyens, selon lui nécessaires, de mener sa tâche à bien. Trop franc
parfois, il profita probablement de ses amis à la cour pour présenter
des critiques dont ni le genre ni la manière de les faire ne pouvait
provenir d’un gouverneur ordinaire. Néanmoins, personne ne peut mettre
en doute son intention de faire ce qu’il pensait être le mieux pour la
Nouvelle-Écosse ; presque personne n’a critiqué ses décisions
fondamentales concernant Halifax. Parce que la malchance ou une
faiblesse personnelle poursuivit ses entreprises européennes, il se peut
fort bien que les trois ans de Cornwallis en Nouvelle-Ecosse fussent les
plus réussis de sa carrière.
J. Murray Beck

Source :
Un portrait représentant supposément
Cornwallis se trouvait dans la Government House à Halifax en 1923.
En 1929, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse fit l’acquisition
d’un portrait authentique qui se trouve aux PANS. Une grande statue
de Cornwallis fut dévoilée sur la place de l’hôtel Nova Scotian en
1931.
PANS, RG 1, 29 ; 35, pp.29, 33, 42 ; 209.— G.-B., Board of Trade,
JTP, 1741/42–49 ; 1749/50–53.— N.S. Archives, I, 559–566, 583–586,
588, 590–593, 601s., 608, 614, 627, 629, 631, 633, 638.— Akins,
History of Halifax City.— Brebner, New England’s outpost, 133, 237.—
Murdoch, History of N.S., II.— T. B. Akins, The first Council, N.S.
Hist. Soc., Coll., II (1881) : 17–30.— J. S. Macdonald, Hon. Edward
Cornwallis, founder of Halifax et Life and administration of
Governor Charles Lawrence, 1749–1760, N.S. Hist. Soc., Coll., XII
(1905) : 1–17 et 19–58.— A. McK. MacMechan, Ab urbe condita, Dal.
Rev., VII (1927–1928) : 198–210.— W. S. MacNutt, Why Halifax was
founded, Dal. Rev., XII (1932–1933) : 524–532.— C. P. Stacey,
Halifax as an international strategic factor, 1749–1949, CHA Report,
1949, 46–56.
Source Signature
d'Edward Cornwallis: WEBSTER,
John Clarence. The Forts of Chignecto, s.l. chez l'auteur, 1930, p.
30.
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