VERRAZZANO,
GIOVANNI DA (« Janus Verrazanus », la seule signature qui existe, sur un
acte daté du 11 mai 1526 et déposé aux archives de Rouen, est acceptée
de façon générale comme étant la forme latine de l’épellation italienne
primitive), explorateur, navigateur, marchand aventurier, premier
Européen, d’après des archives authentiques, qui ait longé en bateau
toute la côte de l’Amérique depuis la Floride jusqu’à Terre-Neuve, né à
Florence ou près de cette ville (peut-être à Greve) vers 1485, fils de
Piero Andrea da Verrazzano et de Fiametta Capelli, tous deux de
Florence, mort aux Antilles, tué par des cannibales vers 1528.
On fait
remonter les origines de la lignée distinguée des Verrazzano jusqu’au
début du Moyen Âge et le dernier membre de cette famille mourut à
Florence en 1819. Verrazzano avait un frère cadet, Gerolamo, qui devait
lui être très cher ; un autre, nommé Bernardo, était un grand banquier
romain ; deux autres frères sont mentionnés au registre généalogique
sous les noms de Nicolo et Piero. On ignore si Giovanni s’est jamais
marié. La position de sa famille en tant que riches négociants et
banquiers, sa parfaite connaissance des éléments de la navigation et sa
culture littéraire que révèle sa célèbre lettre offrent des preuves
suffisantes d’une formation supérieure.
Florence
était bien en mesure de la lui donner elle rayonnait alors et était l’un
des foyers de la géographie et des sciences de la navigation. Ses
marchands prospères voyageaient partout dans l’exercice de leur
commerce. Ces deux carrières, la navigation et le commerce, retinrent
bientôt l’attention de Verrazzano car, imbu de l’esprit de la
Renaissance, il devint un homme éclairé et capable de voir grand. Jeune
homme, il passa plusieurs années au Caire comme agent commercial, et
c’est sans doute en Méditerranée orientale qu’il apprit la navigation,
car il connaissait très bien ces eaux où Colomb lui-même avait appris
son métier. Un auteur, Bacchiani, nous montre le jeune Verrazzano
prêtant l’oreille à un groupe de patriotes « presque tous amis de la
France, parce que ennemis des Médicis et partisans des droits du citoyen
». Il y a lieu de croire qu’il quitta Florence, comme d’ailleurs bien
d’autres Florentins de son époque, pour échapper à une atmosphère
d’oppression.
D’aucuns ont
prétendu que Verrazzano se serait embarqué pour l’Amérique peu après sa
vingtième année et qu’il faisait partie de la célèbre expédition de
Thomas Aubert à Terre-Neuve en 1508. Cela s’accorde assez bien avec son
caractère, mais les preuves sont insuffisantes. Murphy, Buckingham Smith
et d’autres croient que notre navigateur était un corsaire du nom de
Jean Florin ou Florentin (le Florentin), qui traquait des galions
espagnols et portugais à l’époque, mais Prospero Peragallo a
effectivement démontré qu’il y a là confusion de personnes. Verrazzano
ne chômait pas pour autant ; de fait, un de ses contemporains, dans un
texte rédigé après que le navigateur fut rentré de son voyage de 1524,
parle de ses voyages en Égypte et en Syrie et « dans presque tout le
monde connu » et ajoute qu’il était ainsi, « en raison de son mérite,
considéré comme un autre Amerigo Vespucci, un autre Ferdinand Magellan
et même plus » (lettre de Carli). Outre ces quelques hypothèses, il
n,existe aucun écrit qui puisse nous éclairer davantage sur la jeunesse
de Verrazzano,
On n’est pas
certain du moment où Verrazzano entra au service maritime de la France ;
la plus ancienne preuve documentaire établissant sa présence dans ce
pays est un rapport que firent à leur roi, en 1522, des marchands
portugais qui se trouvaient alors en France et dans lequel on dit que
Verrazzano sollicita discrètement l’appui de François Ier pour un
voyage. C’est le désir ardent qu’on avait alors de découvrir une route
maritime vers l’Ouest, jusqu’aux richesses de la Chine et des Indes
orientales, et surtout l’ambition que nourrissait le roi de France de
partager avec les Ibériens la gloire et les avantages qu’offrait le
Nouveau Monde, qui valurent à Verrazzano son occasion exceptionnelle.
Bien qu’un continent situé au sud de la Floride semblât barrer la voie
vers l’Orient, la région sise au nord du Cap-Breton, selon les récits
qui sont parvenus jusqu’à nous, restait inexplorée et offrait l’espoir
d’y découvrir tant un passage que de nouveaux territoires. Le récit que
fit Verrazzano de son voyage dans cette région se trouve dans une lettre
ou relation adressée à François 1er, qui avait proposé ce voyage – le
premier voyage en Amérique sous le patronage officiel de la France.
Verrazzano
rédigea cette lettre à bord de son navire le 8 juillet 1524, dès son
retour à Dieppe. Le manuscrit original est disparu (on le retrouvera
peut-être), mais il en existe quatre versions italiennes. L’une est
imprimée dans Ramusio, tandis qu’une autre est la transcription d’un
manuscrit ancien découvert à la bibliothèque Strozzi, à Florence, en
même temps que la lettre de Carli ; il existe aussi un manuscrit
fragmentaire de ce texte à l’Académie de Cimento. C’est en s’inspirant
de ces textes que Smith et Murphy soulevèrent une controverse, dans la
seconde moitié du xixe siècle, en soutenant la thèse, vraisemblable
d’ailleurs, selon laquelle Verrazzano n’avait jamais atteint l’Amérique
et n’était pas l’auteur de la Lettre. Brevoort, Dexter (dans Winsor) et
d’autres érudits opposèrent une défense énergique tant de la missive que
du voyage, restaurant ainsi la confiance en ce navigateur. La découverte
de la version suivante – la plus importante – dans la bibliothèque du
comte Giulio de Cèllere, à Rome, en 1909 (elle est maintenant déposée à
la bibliothèque Pierpont Morgan), dissipa les soupçons une fois pour
toutes ; ce manuscrit ancien porte, dans la marge, des commentaires que
l’on considère comme étant de la main même de Verrazzano. La dernière
version, soit un manuscrit déposé à la bibliothèque du Vatican, n’a été
signalée qu’en 1925. On a découvert encore d’autres documents au cours
de notre siècle, plus, en fait, qu’au cours des 350 années précédentes.
La lettre dit
au début que l’auteur a été envoyé par le roi « pour découvrir de
nouvelles terres » et, plus loin, que « mon dessein était [...]
d’atteindre le Cathay » ; mais il est manifeste que Verrazzano
envisageait ses voyages du double point de vue du commerce et de
l’exploration. Deux manuscrits en date de mars 1523, retrouvés dans les
archives de Rouen, permettent de conclure, à propos d’un voyage qui
était alors projeté, à l’existence d’un accord au sujet de la
répartition des membres d’un syndicat lyonnais dont Verrazzano faisait
partie ; la description des membres de ce syndicat est révélatrice,
puisqu’on dit qu’ils étaient « tous marchans florentins ».
La Lettre
nous apprend que son auteur partit de Dieppe vers la fin de 1523 à la
tête de quatre navires, mais qu’une tempête l’obligea à se réfugier en
Bretagne avec deux de ses bateaux seulement, la Normanda et la Dauphine.
Ses navires réparés, il longea la côte de l’Espagne, harassant les
navires de commerce ; puis, ayant apparemment reçu de nouvelles
instructions, il poursuivit son voyage, mais seulement avec la Dauphine.
Il partit d’un îlot désert situé à l’extrémité ouest de Madère
(probablement Porto Santo) le 17 janvier 1524 (nouveau style) ; armée et
ravitaillée pour un voyage de huit mois, sa toute petite caravelle était
montée par un équipage normand de 50 hommes. Voguant vers l’Ouest à
environ 150 milles au nord de la route suivie par Colomb, il essuya une
violente tempête le 24 février, poursuivit son voyage vers l’Ouest, mais
en mettant le cap « légèrement vers le nord », et, 25 jours plus tard,
découvrait « une terre nouvelle que jamais personne n’a vue auparavant
». La position de cet atterrissage – fixée au 34e degré de latitude – a
été située à divers endroits depuis la Floride (car il signale la
présence de palmiers) jusqu’à la Caroline du Nord, mais se trouvait
probablement dans le voisinage de cap Fear, en Caroline du Nord. Après
un bref voyage d’exploration vers le Sud, où il cherchait en vain un
havre, il rebroussa chemin, craignant de rencontrer des Espagnols, et
longea la côte vers le Nord jusqu’à la Nouvelle-Écosse et « près de la
terre que les « Britanni » (Britanniques) ont découverte », le
Cap-Breton – mais apparemment sans avoir aperçu la baie de Fundy. Il
descendit à terre à plusieurs endroits le long de la côte, enleva un
jeune Peau Rouge pour l’emmener en France, visita le havre de New York
et passa 15 jours dans la baie de Narragansett. Sa lettre renferme la
première description géographique et topographique, fondée sur des
explorations authentiques, d’un littoral continu de l’Amérique dans
l’Atlantique Nord, et ses observations sur les Indiens constituent le
premier récit ethnologique relatif à la partie de l’Amérique qui est
située au nord du Mexique.
Arrivé à
Terre-Neuve (« Bacalaia », dans le glossaire de la version Cèllere), il
constata que ses provisions baissaient et mit le cap sur la France,
atteignant Dieppe au début de juillet 1524 « après avoir découvert plus
de six cents lieues de terres nouvelles ». Son voyage de six mois est un
des plus importants de tous les voyages d’exploration en Amérique du
Nord. S’il ne révéla pas de passage vers la Chine, il permit néanmoins à
Verrazzano d’être le premier à déclarer que « le Nouveau Monde que j’ai
décrit ci-dessus est un tout en lui-même et n’est relié ni à l’Asie ni à
l’Afrique (ce que je tiens pour certain). » Voilà un raisonnement fondé
sur l’expérience et détaché des anciennes notions jusque là enseignées,
selon lesquelles l’Atlantique baignait les rives et de l’Europe et de
l’Asie. Verrazzano avait, de fait, relié le Canada au reste de
l’Amérique – au Nouveau Monde. La Lettre se termine par une description
cosmographique du voyage et renferme des données nautiques et
astronomiques détaillées qui indiquent combien Verrazzano avait su
s’assimiler les méthodes scientifiques de son époque.
Le voyage a
été représenté sur des cartes sous forme de littoraux s’étendant de la
Floride au Cap-Breton : Hakluyt (« Discourse on western planting »),
mentionne « une vieille carte de très grandes dimensions » (qui a
inspiré la carte établie par Lok en 1582) et un « globe, vieux mais
excellent », établis l’un et l’autre par Verrazzano (mais maintenant
disparus) ; la mappemonde du vicomte de Maggiolo, 1527 (détruite dans le
bombardement de Milan lors de la seconde guerre mondiale), et, plus
exactement, la mappemonde de Gerolamo da Verrazzano remontant à 1529 (et
maintenant au Vatican) ; sans compter toutes les autres où le littoral
est inspiré de celui de Verrazzano (et dont Ganong nous donne une
description détaillée). Le globe de Robertus de Bailly en 1530 et le
globe de cuivre d’Euphrosynus Ulpius en 1542 sont particulièrement
verrazzaniens dans leur configuration de l’Amérique du Nord. Ce dernier
porte, en travers de l’Amérique du Nord, l’inscription « Verrazana sive
Nova Gallia a Verrazano Florentino comperta anno sal. M.D. » («
Verrazana, ou Nouvelle-Gaule [c’est-à-dire la Nouvelle-France],
découverte par Verrazano le Florentin en l’année du Sauveur M.D. », date
incomplète). Bailly a écrit « Verrazana » en bordure du littoral de
l’Amérique du Nord. Les deux globes représentent la mer de Verrazzano,
curiosité qui prend son origine dans la glose de Verrazzano qui figure
dans la version Cèllere de sa lettre, où il mentionne un isthme « d’un
mille de largeur sur environ 200 milles de longueur où l’on apercevait
du navire, la Mare Orientale entre l’ouest et le nord. C’est sans doute
celle qui s’étend autour de l’extrémité de l’Inde et le long de la Chine
et du Cathay. » (Traduction de Hall, dans Stokes.) Cet isthme, que
Hakluyt décrit d’après la vieille carte et le vieux globe comme « une
petite langue de terre à 40 degrés de latitude », avec la mer des deux
côtés, est la série d’îles et de bancs de sable au large de la côte de
la Caroline du Nord ; la Mare Orientale (mer de l’Ouest) qui s’étend
jusqu’à l’Asie n’est ni plus ni moins que les larges détroits de Pamlico
et d’Albemarle. Et pourtant cette fausse idée que se faisait un esprit
bien disposé a persisté jusqu’au xviie siècle. (Winsor retrace
l’histoire cartographique de la mer de Verrazzano.)
Le voyage de
Verrazzano a influé aussi sur la nomenclature qui figure dans les cartes
subséquentes, bien que malheureusement presque tous les noms de lieux
qu’il a lui-même donnés soient maintenant disparus. La carte établie par
Maggiolo en 1527 est la première à employer l’appellation « Francesca »
(François Ier) pour désigner l’Amérique du Nord, et la carte établie par
le frère du navigateur, Gerolamo, est la première où figurent les noms
de Nouvelle-France (« Nova Gallia ») et de Norumbega (si c’est bien là
son « Oranbega »), nom qui a été appliqué par la suite de diverses
façons à la région s’étendant de New York au Cap-Breton. Ces deux cartes
soulignent donc l’influence française qui s’est fait sentir dans
l’exploration de l’Amérique du Nord, par suite de la présence de
Verrazzano, plusieurs années avant le premier voyage de Cartier. «
Arcadie », nom que Giovanni donna au Maryland et à la Virginie « vu la
beauté de leurs arbres », apparaît pour la première fois sur la carte
établie par Gastaldo en 1548 et c’est le seul nom qui ait subsisté au
Canada. Il a une curieuse histoire. Au xviie siècle Champlain en fixa
l’orthographe actuelle en laissant tomber le r et Ganong en a retracé la
marche lente vers le Nord dans des cartes successives jusqu’à l’endroit
qu’il désigne maintenant dans les provinces atlantiques.
La Lettre de
Verrazzano fut adressée de Dieppe à un banquier romain, mais en cours de
route, à Lyon, son contenu fut évidemment accessible aux négociants qui
avaient conclu un marché avec le navigateur pour son voyage, puisqu’une
copie de la Lettre accompagnait une missive que le marchand florentin
Bernardo Carli, habitant Lyon, avait envoyée à son père à Florence, en
date du 4 août 1524. La lettre de Carli renferme des renseignements
intéressants, bien que voilés, sur les débuts de la carrière de
Verrazzano et formule le vœu de ses associés de voir le roi confier de
nouveau au navigateur « une demi-douzaine de bons navires pour qu’il
puisse continuer de voyager » afin « de découvrir un commerce profitable
». Verrazzano partageait cet espoir et, vers la fin de 1524, il
préparait une autre expédition française aux Indes. Toutefois, les
défaites militaires de la France cette année-là la disposaient mal aux
entreprises transatlantiques : on réquisitionna les navires et les
équipages de Verrazzano. Les témoignages au sujet du voyage projeté
révèlent que le roi, François Ier, indemnisa par la suite les promoteurs
de ces pertes de fonds. Tout de même, Hakluyt (« Epistle Dedicatorie »
des Divers voyages) dit au sujet de l’Amérique que Verrazzano « a
atteint trois fois ses côtes » – encore qu’il ait peut-être songé au
voyage d’Aubert en 1508. Au même endroit, Hakluyt parle d’une carte que
Verrazzano « a donnée au roi Henrie le huitième », laissant peut-être
entendre par là qu’il visita l’Angleterre ; on a même prétendu que
Verrazzano fut au service du roi Henri après son premier voyage. Cette
hypothèse n’a pas l’appui de Bacchiani, mais ses arguments sont peu
probants. Il semble probable, néanmoins, que le navigateur ne fit que
deux voyages en Amérique.
Le dernier
voyage, toujours sous le patronage du roi, fut conçu en 1526, ainsi
qu’en fait foi un contrat conclu cette année-là par Chabot, l’amiral de
France, avec Verrazzano et d’autres spéculateurs pour la mise en
disponibilité de trois vaisseaux (dont deux vaisseaux du roi) afin
d’entreprendre un voyage aux Indes pour y acheter des épices. En tant
que premier pilote, notre navigateur devait recevoir un sixième des
fruits de l’entreprise, une fois déduites certaines dépenses. D’autres
documents corroborent ce voyage, entre autres, un acte en date du 11 mai
1526 signé « Janus Verrazanus » dans la version latine (une des
manifestations de son classicisme de la Renaissance), qui constitue le
seul document autographe connu. Conservé aux archives de Rouen, on en
trouve un fac-similé dans Winsor. Cet acte désigne son frère Gerolamo
comme héritier et fondé de pouvoir pendant la mission projetée. Outre le
commerce, le voyage avait aussi pour but la recherche de l’introuvable
passage vers l’Asie, mais cette fois au sud de la région explorée lors
du premier voyage. Tout semblait prêt en 1526 mais, sans motif apparent,
le départ fut retardé de près de deux ans. Les arguments à l’appui d’une
expédition en 1526, arguments de caractère surtout liturgique (la
désignation des accidents géographiques d’après la fête du jour où ils
furent découverts), ne peuvent s’appuyer sur une démonstration. La cause
du retard demeure hypothétique.
S’étant
probablement fixé Darien comme destination immédiate, la flotte partit
enfin au printemps de 1528 pour la Floride, les Lucayes (îles Bahamas)
et les Petites Antilles. Dans une de ces dernières, probablement la
Guadeloupe, Verrazzano atterrit avec quelques-uns de ses compagnons et
fut capturé par les Caraïbes, qui le tuèrent et le mangèrent sous les
yeux de son équipage. L’incident est rapporté dans Ramusio, dans l’Elogia
de Paolo Giovio (Florence, 1548 ; Bâle, 1575, dont une copie repose à la
bibliothèque du Congrès), et dans un poème manuscrit (qui se trouve au
musée Civico, à Côme) de Giulio Giovio, neveu de Paolo. Maints auteurs
ont prétendu que Gerolamo avait assisté à la mort atroce de son frère.
Au nombre des
édits adoptés par le parlement de Normandie en 1532, au sujet du
financement, de l’armement et du chargement des navires de la flotte de
Verrazzano, il en est un qui ajoute un chapitre intéressant à ce dernier
voyage. Il fait part du déchargement d’une cargaison de bois du Brésil
qui se trouvait à bord de La Flamengue, le navire du navigateur, à
Fécamp, au mois de mars de l’an 1530. Ce texte révèle donc que le navire
de Verrazzano revint en 1530 et qu’il avait bien visité la région des
Antilles – peut-être alors que Verrazzano était encore en vie.
William F. E. Morley

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- Source : La principale source de
renseignements au sujet des voyages est la Lettre dans ses quatre
versions : le manuscrit ancien Cèllere (probablement de 1524) imprimé
pour la première fois par A. Bacchiani, avec commentaire, dans Boll.
Soc. geog. ital., XLVI (1909) : 1 274–1 323, fac-similé dans Stokes
(infra), II : planches 60–81, et traduit par E. H. Hall, dans Stokes, IV
: 15–19.— G. B. Ramusio, Terzo volume delle navigationi et viaggi nel
quale si contengono Le Navigationi al Mondo Nuovo (1ère éd., Venetia,
1556), III : 420–422 ; traduit dans Hakluyt, Divers voyages (1850),
55–71.— Codex Strozzi, ou Florentin (fin du XVIe siècle), traduction de
J. G. Cogswell dans N. Y. Hist. Soc. Coll., 2nd ser., I (1841) : 37–67.—
Codex du Vatican (probablement du XVIe siècle), non publié ; photocopie
à la Pierpont Morgan Library, New York.— La lettre de Carli et l’accord
conclu avec Chabot paraissent en appendice à Murphy (infra) avec sa
traduction.— Des reproductions des cartes de Maggiolo, G. da Verrazzano,
et Gastaldo se trouvent dans Stevenson (infra).— Les APC possèdent une
Ptolémée de 1548 par Gastaldo.— La Pierpont Morgan Library a en sa
possession le globe de Bailly et la N.Y. Hist. Soc., celui de Ulpius.
Quelques sources secondaires : Bacchiani, commentaire (supra) ; I
fratelli da Verrazzano, Boll. Soc., geog. ital., LXII (1925) : 373–400.—
J. C. Brevoort, Verrazzano the navigator (Albany, 1874).— Ganong,
Crucial maps, iii.— Hakluyt, Discourse on western planting.— H. C.
Murphy, The voyage of Verrazzano (New York, 1875).— P. Peragallo,
Intorno alla supposta identità di Giovanni Verrazzano, Mémorie Soc. geog.
ital., VII (Roma, 1897) : 165–189.— Buckingham Smith, An inquiry into
the authenticity of documents [...] (New York, 1864).— E. L. Stevenson,
Maps illustrating early discovery and exploration in America, 1502–1530
(New Brunswick, N.J., 1903).— The iconography of Manhattan Island,
1498–1909, comp. I. N. P. Stokes (6 vol., New York, 1915–28), IV :
15–19.— Justin Winsor, Narrative and critical history of America (8
vol., Boston, 1884–89), IV.— Ouvrage consulté : L. C. Wroth, étude sur
Verrazzano et ses voyages, en préparation.
© 2000 Université Laval/University of Toronto
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