Les Malécites
ont toujours habité la région du Fleuve Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick
et au Maine, et ils ont étendu très tôt leur territoire jusqu'au
Saint-Laurent. Parlant la langue algonquienne, ils se nommaient
eux-mêmes Welustuk ("de la belle rivière"). Leurs terres et leurs
ressources sont délimitées à l'est par celles des Micmacs et à l'ouest
par celles des Passamaquoddys et des Penobscots. Leurs histoires locales
font état de nombreuses rencontres avec les Iroquois et les Montagnais.
Ils établissent des relations stables qui dureront à peu près 100 ans
avec les pêcheurs et commerçants européens au début du XVIIe siècle et
avec les commerçants de fourrures spécialisés. Même si leur population
est fortement décimée par des maladies apportées par les Européens, ces
chasseurs de l'Atlantique conservent leurs territoires de chasse, de
pêche et de cueillette le long de la côte ou des rivières et pratiquent
le piégeage dans les vallées fluviales.
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