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Cordonnier,
commerçant et premier sénateur acadien de sa province, Ambroise-Hilaire
Comeau naît en 1859 à Bas-Saulnierville, en Nouvelle-Écosse. Il fait ses
études primaires à Meteghan River, puis fréquente l'école secondaire
anglophone de Weymouth Bridge, avant de devenir cordonnier. En 1876, il
ouvre une boutique de chaussures à La Butte, brisant ainsi le monopole
des marchands anglais de la Baie Sainte-Marie. Ses affaires sont
prospères, puisqu'en 1892 il triple la superficie de son commerce. En
plus de la cordonnerie, il est actif dans le commerce du bois et la
construction navale.
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Au début des
années 1880, il fonde, avec d'autres jeunes de la région, le Cercle
littéraire de Clare, dont l'objectif est de parfaire la connaissance de
la langue française et de promouvoir l'éducation des Acadiens. Surnommé
« l'apôtre de l'éducation en Nouvelle-Écosse », il se consacre, avec le
père Jean-Marie Dagnaud, à l'amélioration de l'enseignement du français
dans les écoles acadiennes et à la publication de manuels scolaires en
français. Ils jouent aussi un rôle prépondérant dans l'embauche de
professeurs bilingues à l'École normale de Truro et la nomination d'un
surintendant au ministère de l'Éducation provincial, responsable de
l'enseignement du français. En 1890, il participe à la fondation du
Collège Sainte-Anne. Il publie aussi trois petits journaux de langue
française : L'Écho, journal acadien de la baie Sainte-Marie, à Methegan
River en 1884 ; L'Acadie libérale, à Methegan de 1890 à 1893 ; Le
journal de l'Acadie, à Weymouth de 1900 à 1904.
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Ses activités
de commerçant, de promoteur de l'éducation et de journaliste mènent
Ambroise-Hilaire Comeau à la politique. De 1884 à 1887, il est
conseiller pour le district municipal de Clare, dont il est préfet de
1887 à 1890. De 1891 à 1906, il est député libéral du comté de Digby à
l'Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse. En 1907, il devient le
premier sénateur acadien de la Nouvelle-Écosse.
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