Arthur LeBlanc
naît en 1906 à Saint-Anselme, dans le sud-est du Nouveau-Brunswick. Dès
l'âge de trois ans, le jeune Arthur est initié au violon. Doté d'un talent
naturel pour l'instrument, il poursuit ses études au Petit Séminaire de
Québec et il obtient un diplôme de l'Académie de musique, qui lui décerne
une médaille d'or en 1920.
En 1924, il
entreprend des études au New England Conservatory de Boston. Il retourne
au Québec en 1930. Impressionné par le talent du jeune LeBlanc, le premier
ministre Alexandre Tachereau lui remet une bourse d'études de 3 000 $.
Arthur LeBlanc l'utilise pour se perfectionner en Europe. Il se produit en
France, en Suisse et en Belgique. En 1939, il fait ses débuts avec
l'Orchestre symphonique de Montréal. Lors d'un concert à l'hôtel de ville
de New York, le jeune artiste est acclamé par la critique, ce succès lui
permet d'obtenir un contrat important avec la maison de disques Columbia.
Il donne plus de 300 récitals aux États-Unis et au Canada. En 1941, il se
produit même à la Maison-Blanche devant le président Franklin Delano
Roosevelt.
En 1942, après
un accident dans lequel son violon est détruit, la Société du bon-parler
français met sur pied le Comité du violon d'Arthur LeBlanc, qui lui offre
un stradivarius : le Desrosiers. Celui-ci est aujourd'hui entre les mains
de la violoniste Angèle Dubeau.
Parallèlement à
sa carrière de soliste, Arthur LeBlanc enseigne la musique à l'Université
Laval et au Conservatoire de musique du Québec, à Montréal. Malade, il
doit mettre un terme à sa carrière au cours des années 1960.
En
reconnaissance de son talent exceptionnel, l'Université de Moncton lui
décerne, en 1982, un doctorat honorifique en musique. En 1988, la Société
Radio-Canada, le Conseil des arts du Canada, le gouvernement du
Nouveau-Brunswick et l'Université de Moncton créent un quatuor à cordes à
son nom, qui est en résidence permanente à l'Université de Moncton. Le nom
d'Arthur LeBlanc demeure ainsi dans la mémoire collective, comme le
symbole culturel des élites acadiennes.
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