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Réalisme et satire (de 1945 à 1957)

Tout de suite après la guerre, la bande dessinée retrouve sa place au soleil. En Italie, un groupe surnommé le « Groupe de Venise » auquel appartient des créateurs tels qu'Hugo Pratt (Corto Maltese)et Alberto Ongaro monte un périodique appelé Asso di Picche en 1945. Certains de ces auteurs sont émigrés en Argentine et participent aux éditions Frontera et Abril. Junglemen (Dino Battaglia) et El Sargento Kirk/Sgt Kirk (Pratt et Hector G. Oesterheld) sont des exemples de séries réalistes de cette époque. En 1950, l’Italie est reconnue pour ses bonnes bandes dessinées humoristiques comme Pepito de Luciano Bottaro. L’hyperréalisme prédomine dans la revue Eagle (1950 – Hulton Press) en Grande-Bretagne. Toujours dans le même pays, on retrouve Andy Capp (Reg Smythe) dans le Daily Mirror.

Chez nos voisins du sud, le responsable d’EC Comics (William M. Gaines) brille avec ses séries de science-fictions ou d’horreurs (Weird Science, Weird Fantasy) et sa fameuse revue Mad. En 1950, c’est la création du tout aussi populaire Peanuts par Charles M. Schulz. Après une carrière de près de 50 ans, Charles M. Schulz, prend ça retraite le 31 décembre 1999 (décède le 12 février 2000 à l'âge de 77 ans) .

L'école de Marcinelle (de 1946 à 1958)

Toujours à la fin de la guerre, l’hebdomadaire belge Spirou (1938) se fait distribuer en France et gagne ainsi en popularité. Beaucoup d’illustrateurs vont pouvoir s’y exprimer, réalisant ce qui sera connu sous le nom de l’ « école de Marcinelle » (nommé ainsi en l’honneur de la banlieue où les éditions Dupuis sont établies). Bon nombre de figures seront présentes, comme Jijé (un des premiers collaborateurs), puis André Franquin (Spirou et Fantasio, le Marsupilami, Gaston Lagaffe), Morris (Lucky Luke), Peyo (Johan et Pirlouit, les Schtroumfs), etc. Les scénaristes Jean-Michel Charlier et René Goscinny ont également joué un bon rôle dans le succès de Spirou. Yvan Delporte devient le rédacteur en chef en 1955, multipliant les innovations comme les « mini-récits » et des numéros spéciaux.

Le renouveau de la presse franco-belge (de 1944 à 1948)

En 1940, beaucoup des principaux périodiques franco-belges cessent leurs activités. Le journal Coq Hardi fait son apparition à la Libération bravant les restrictions papetières. Le journal (conçu par Marijac) devra attendre au début de 1946 pour avoir un rythme de publication normal. De 1945 à 1946, le tout commence à bouger un peu plus. Les séries catholiques Cœurs Vaillants et Âmes Vaillantes reviennent en kiosque et les premiers numéros de Fripounet et Marisette apparaissent, avec des histoires telles que Sylvain et Sylvette (Maurice Cuvillier) ou Zéphyr (Pierre Brochard). Le journal Vaillant est acclamé par les communistes. Ce magazine propose des séries réalistes comme les Pionniers de l’Espérance (Raymond Poïvet), Yves le Loup (René Bastard) et des séries plus humoristiques comme Pif le chien* et Placid et Muzo de l’Espagnol Cabrero

Sources:
(Textes) : Dictionnaire mondial de la Bande Dessinée
(Images) : Toutes les images ont été tirées du Dictionnaire mondial de la BD et des albums des auteurs. Ces images demeurent toutefois la propriété de ceux et celles qui les ont créés. Nous les utilisons pour des raisons strictement éducatives afin d'illustrer l'histoire de la BD. Si les auteurs désirent retirer leurs images, veuillez communiquer avec nous à l'adresse suivante .